Née au Danemark en 1932, Bodil Kjær est professeure et architecte membre de la MAA (l'Association des Architectes Danois). Elle fait ses études au Danemark, en Angleterre et aux États-Unis et travaille comme architecte, designer et urbaniste dans ses agences de Copenhague et de Londres.
En 1950, à 18 ans, elle part étudier un an en Angleterre. Elle en revient avec un certificat de littérature de l’université de Cambridge. En 1951, elle s’inscrit à l’école technique de Frederiksberg, à Copenhague, et à l’Académie royale danoise des beaux-arts, où...
Née au Danemark en 1932, Bodil Kjær est professeure et architecte membre de la MAA (l'Association des Architectes Danois). Elle fait ses études au Danemark, en Angleterre et aux États-Unis et travaille comme architecte, designer et urbaniste dans ses agences de Copenhague et de Londres.
En 1950, à 18 ans, elle part étudier un an en Angleterre. Elle en revient avec un certificat de littérature de l’université de Cambridge. En 1951, elle s’inscrit à l’école technique de Frederiksberg, à Copenhague, et à l’Académie royale danoise des beaux-arts, où elle est formée par le maître moderniste Finn Juhl, que tous les étudiants imitent. Sauf elle : « Je n’ai jamais eu envie de suivre les traces de la meute des designers danois », lâche-t-elle.
Fan des Eames, Bodil Kjær file aux États-Unis. Elle travaille d’abord chez le designer Paul McCobb avant de se consacrer, à Boston, à l’architecture intérieure des bureaux de grandes sociétés. En 1955, à 23 ans, Bodil Kjær amorce le développement de ses « éléments d’architecture » : des sièges, des tables basses, lit de repos, des luminaires, des vases et un bureau. Cette série d'’ ‘’éléments architecturaux’’ sont initialement conçus sans but commercial. Ces créations ont été mises en production et commercialisées tant aux États-Unis qu'en Europe, après avoir été découverts par d'autres architectes qui ont décidé de les utiliser dans leurs propres bâtiments. Certaines de ces pièces sont toujours disponibles, principalement aux enchères. Sa table de travail de 1959 l’Office Desk est devenue culte : elle apparaîtra dans les décors de trois épisodes de James Bond, dans les débats télévisés de la BBC et jusque dans le bureau du mari de la reine d’Angleterre, au château de Sandringham !
En 1960, Bodil Kjær fonde son studio. Cinq ans plus tard, boursière, elle part pour Londres s’inscrire à l’Architectural Association et au Royal College of Art. Elle concevra notamment des maisons rafraîchies grâce à l’énergie solaire, à bâtir en Afrique. De 1967 à 1969, elle collabore avec l’illustre ingénieur anglais Ove Arup, qui travailla entre autres sur l’opéra de Sydney. Si elle retourne bien au Danemark, en 1979, pour enseigner et plancher sur le développement urbain de la ville d’Aarhus, on la retrouve, de 1982 à 1989, de l’autre côté de l’Atlantique, dans le Maryland, où elle donne des cours.
Après son retour en force au Salon de Milan 2018, Bodil Kjær est sollicitée par sept éditeurs qui souhaite rendre hommage à son travail en rééditant certaines de ses oeuvres. C’est le cas de Patricia Urquiola, directrice artistique de Cassina, qui ne pouvait avoir que de l’empathie pour cette architecte, femme indépendante peu douée pour les compromis.
De retour au Danemark, Bodil Kjær vit maintenant sur la côte est de la péninsule du Jutland où elle poursuit ses activités d'enseignement, de recherche et de collaboration pour le développement urbanistique de la ville d'Aarhus.
Pays : Danemark